Türkiye Cumhuriyeti

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Konuşma Metinleri

19.yüzyılda Osmanlı'ya hizmet etmiş ve Toulon'da yaşamış olan “Michel Paşa”nın hayatına ilişkin diplomatik klüp üyelerine yapılan sunum., 11.04.2013

Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur et certainement un grand privilège pour moi aujourd’hui d’être ici parmi vous.
Les relations Franco-turques commencent avec l’alliance Franco-ottomane établie en 1536 entre le roi de France François Ier et le souverain turc de l’Empire Ottoman, Soliman le Magnifique. Dès lors, les deux pays s’aideront et s’influenceront réciproquement pendant des siècles que ce soit en milieu politique, militaire, financier ou culturel.
A part Julien Viaud, dit Pierre Loti, l’histoire nous donnera un autre exemple de l’admiration pour l’orient : Michel PACHA, une grande figure toulonnaise du XIX° Siècle au service de l’Empire Ottoman.
Blaise-Jean Marius Michel, comte de Pierredon, dit Michel Pacha, est né en 1819 à Sanary-sur-Mer et est décédé en 1907 à La Seyne-sur Mer, était homme d’affaires et fondateur de Tamaris, La Seyne-sur-Mer.

Venant d’une famille de marins, son père, envisagea de lui faire préparer le concours d’entrée à l’Ecole Navale de Brest. Lors de sa préparation à Marseille, une terrible épidémie de choléra se déclare à Marseille et gagne la Provence. A 15 ans, son père lui fait interrompre sa scolarité et le fait embarquer comme mousse à Toulon.
Il gravit les échelons : apprenti marin, fourrier de 3ème classe, de 2ème classe et tout cela avec une telle rapidité que ses supérieurs estimèrent qu'il n'était pas une personnalité sans relief et qu'un avenir brillant s'ouvrait devant lui.
A 20 ans, avec son bâtiment « Royale » il part à la conquête de l’Algérie.

Il quitte « la Royale » un an après pour suivre à Marseille la formation de capitaine.

L’année suivante, il est nommé capitaine au long cours, affecté aux paquebots-postes du Levant.

A 25 ans, il commence à naviguer au commerce durant une dizaine d’années pour les Messageries Nationales puis Impériales.

Il épouse à 30 ans Marie Louise Séris, une notable marseillaise dont la famille compte des échevins et négociants armateurs.

Il prend l’année suivante son premier commandement à la mer et navigue sur les lignes du Moyen Orient.

Ayant beaucoup navigué il connait parfaitement le bassin méditerranéen, ce qui lui vaut ensuite, au milieu du XIXe siècle, de remporter un appel d’offres pour la rénovation des phares et balises de l’Empire Ottoman.

Suite aux projets qu’il soumet avec succès, il est nommé « Directeur Général des Phares et Balises de l’Empire Ottoman » par le Sultan Abdlülmecid Ier. Il se met au service de l’Empire Ottoman durant la souveraineté de trois autres sultans : Abdulaziz Ier, Murat V et Abdulhamid II, il a 41 ans.

Il fait construire par le biais d’une société française 122 phares sur les côtes, les détroits et les iles de la mer Noire.

Par le biais de sa propre société « Collas et Michel » dont une succursale se trouve également à Paris il obtient du Sultan un pourcentage sur les droits de navigation dans ces eaux.

A 46 ans, il est maire de Sanary-sur-Mer jusqu’à 1871 (puis de 1892 à 1894).

A Tamaris, il va tracer des routes, combler des marécages, construire des villas, un grand hôtel, une église, un casino, une poste, une école et améliorer le transport.

Tamaris devient le petit Bosphore de Michel Pacha...Il installera des steamboats, « bateaux à vapeur » pour effectuer l’aller-retour entre Tamaris à Toulon.

Il ambitionne de promouvoir un centre de tourisme international tout en préservant son authenticité et ses activités traditionnelles, la pêche et l’agriculture.

Ainsi, il embellit le port, développe la voirie, l’assainissement, l’adduction d’eau, construit une grande gendarmerie et crée un centre de régates internationales.
Il vivait tantôt à Constantinople, tantôt à Marseille. Il se rendait souvent à Paris pour ses affaires. Il y disposait d'importants bureaux. Et comme il se déplaçait souvent de Marseille à Constantinople, il utilisait un yacht splendide qui portait le nom de sa femme, Élodie.
10 ans après, il reçoit le titre de Roumélie Beylerbeyi « beys de beys ». Il jouit d’une grande faveur auprès d’Abdülhamid II.

A 60 ans, il obtient une importante concession, crée une société appelée " Société des quais, docks et entrepôts d’Istanbul ". Il fait construire un port en eau profonde, qui manque à Istanbul. La réalisation de projet sera effectuée de 1879 à 1899.

Dès lors, les honneurs se suivent :

Le Sultan Abdülhamid II lui confère le titre honorifique de « Pacha » Le terme de Pacha était un titre honorifique donné à l'origine en Turquie aux seuls princes du sang, on l’attribua par la suite à de grands personnages, soit qu'ils appartinssent à l'armée ou à l'administration civile, soit qu'ils n'eussent aucune charge dans l'État de l’Empire Ottoman en 1879.

En France, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

Il commence à acquérir des terrains, notamment celui sur lequel il va édifier le Château du Manteau de style oriental qui sera sa demeure définitive.

Avec ses immenses terrasses bordées de colonnades émaillées, son dôme de style byzantin au faîte duquel brillait le croissant turc, son hall aménagé par des tiges noueuses de bambou, ses vérandas, ses verrières, son kiosque, ce château rappelait à Michel Pacha et c'est ainsi qu'il le conçut, ses longs séjours à İstanbul.
Deux ans après, il achèvera la construction de la nouvelle église, d’un grand hôtel, d’un hospice, d’une école, d’un nouveau pont sur la Reppe et d’une maison de retraite.

Il est fait comte héréditaire « Michel de Pierredon » par le pape Léon XIII.

A 76 ans, il est élevé à la dignité de « Bey des Beys « (Beylerbeyi) par le Sultan Abdulhamid II. Il reçut le grand cordon de l'ordre du Medjidieh.

Quand les travaux de construction des quais d’İstanbul seront inaugurés en 1899, il recevra le grand cordon de l'ordre de l'Osmaniye.

Il va aussi promouvoir l’ostréiculture et l’élevage de poissons. La même année il sera élevé à la dignité d'officier de l'instruction publique en reconnaissance de sa contribution au développement de la science avec l'Institut de Biologie Marine, un édifice à l'architecture d'inspiration orientale situé sur la commune de La Seyne-sur-Mer. Le terrain et les matériaux pour la construction de cet institut ont été offerts par Michel Pacha

Tant pour la Turquie que pour la France, nous sommes reconnaissants de tous ce que Michel Pacha nous a laissés derrière sa vie qui est pleine de rebondissement.
Mesdames, Messieurs, avant de terminer mes paroles, je voudrais aussi vous remercier de votre écoute.